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Bonjour à tous et bienvenue sur ce blog que nous avons créé pour vous permettre de suivre les 6 mois d’aventure de vos héros préférés en Asie du Sud Est !

Vous pourrez en profiter pour nous faire un petit coucou, et nous donner de vos nouvelles...

28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 07:43
vol longVisiblement l’Asie ne veut pas nous voir rentrer. Notre avion devait décoller d’Ho Chi Minh samedi à 3h00 du matin. Les conditions météorologiques devaient repousser le vol à 7h00. Après un petit somme sur les banquettes de la salle d’embarquement, un petit déjeuner frugal, nous avons pu enfin embarquer pour un vol sans histoire avec escale à Nanning (en Chine). Arrivés à Beijing, contrairement à ce que nous escomptions personne ne nous attendait pour nous indiquer comment nous pourrions trouver un autre vol dans la journée pour la France. Il nous a fallu pas mal de temps et interpeller plusieurs personnes pour savoir auprès de quel bureau s’adresser. Après avoir trouvé le service en question, il faudra près de 2h30 pour obtenir un nouveau billet d’avion, nos bagages et une chambre d’hôtel. Finalement, nous ne repartons qu’aujourd’hui dimanche avec un avion dont le décollage est déjà retardé de 3 heures. L’embarquement ne se fait plus à 13 h 00 mais à 16 h 00 (mais nous ne sommes pas à l’abri d’un nouveau changement d’horaire…). D’ici à ce que l’on soit obligé de retourner à l’hôtel qui nous a hébergé hier…

notre hotel

Justement, concernant cet hôtel, l’accueil a été au diapason avec le temps : glacial (zéro degré ce matin). L’endroit se trouvait à quelques kilomètres de l’aéroport. Bâtisse à la soviétique, accueil triste et froid. La chambre est tout à fait correcte mais le reste fut dramatique ! La nourriture servie dans une salle glauque fut désastreuse… à regretter les plateaux repas servis dans un avion. Il a fallu se battre, puis se fâcher pour avoir de l’eau en bouteille gratuite. Évidemment, étant "gracieusement" logés par Air China, nous ne sommes pas de « vrais clients » et ne méritons pas les égards du personnel. On a l’impression d’être de pauvres manants hébergés par bonté d’âme par les tenanciers de l’établissement.

Beijing neige

Ce matin, pour le petit déjeuner, nous étions avec les « vrais clients » mais interdiction de toucher au plantureux buffet situé à quelques mètres de nous. Juste le droit de regarder, en attendant qu’on nous apporte notre assiette réglementaire… ça donne pas vraiment envie de passer ses prochaines vacances en Chine.

 

Vendredi à 22 heures nous étions à l’aéroport de Saïgon, maintenant il est 15h00 (14h00 au Vietnam) et nous testons les banquettes du terminal 3 de l’aéroport de Beijing où règne un froid glacial. Plus qu'une heure avant d’embarquer.

 notre chambre

Nous espérons que ce sera notre dernier article depuis l’Asie et que nous pourrons avoir un train en arrivant à Paris pour regagner la province. Chose positive, nous avons visité un tout petit bout de l’Empire du milieu !

 

De notre expérience personnelle, il ressort qu’il faut mieux fuir Air China. Au départ de France nous avions décollé à l’heure mais accusé à l’arrivée près de 3 heures de retard. Au moment où nous écrivons ces lignes nous sommes à 27 heures de retard. De plus, la compagnie a fait preuve d’une désinvolture étonnante dans le traitement du retard, du changement de vol, etc. Pas très cher… mais pas très pro… on espère que le service maintenance des appareils est un peu plus sérieux. Qui plus est, il n’a jamais été mentionné que nous devions faire une escale à Nanning… et on en passe…

 

Beijing, dimanche 28 février 2010

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 17:43
véloDernière journée à Ho Chi Minh, dernière journée au Vietnam, presque dernière journée en Asie (car samedi nous passons deux heures à Pékin) ! Plus l’heure du départ approche, plus on a du mal à s’imaginer que le voyage prend fin et que l’avion qui va nous emmener, ne nous emporte pas vers une nouvelle destination à découvrir ! Alors qu’avons-nous fait de notre dernière journée ? Eh, bien du shopping et après un peu de chopines ! Les dernières heures ont servi à nous délester de nos derniers Dongs à la recherche de ze cadeau original, de ze souvenir marquant ! Autant dire mission impossible ! Nous avons parcouru le centre ville de long en large, découverts des centres commerciaux modernes abrités dans des immeubles quelconques, négocié pendant des heures (souvent pour des queues de cerises), pris un dernier Pho (en terminant sur une bonne impression car celui-ci était enfin délicieux et non insipide comme les deux précédents) et avalé une dernière bière locale.
djeunes

Nous pensions que nos dernières heures dans la capitale économique du pays seraient longues, elles furent en réalité fort brèves et fort instructives à la faveur de rencontres fortuites. Ce fut d’abord un écossais de 76 ans, rencontré dans un petit bar et qui réside désormais au Vietnam. Puis, ensuite, un groupe d’étudiants vietnamiens d’une vingtaine d’années venus s’asseoir à notre table pour discuter en anglais avec nous. Ce fut l’occasion de découvrir cette jeunesse vietnamienne (privilégiée) et de découvrir ses ambitions, ses motivations, son mode de vie, ses opinions…

pub

De retour à l’hôtel, nous sommes retombés sur ce couple de Philipino-Singapourien avec qui nous avions parlé hier. Toujours aussi sympathiques ! Nos affaires ramassées, nous voilà dans un taxi avec un chauffeur survolté qui nous a chanté toutes les « scies » du hit parade à tue-tête durant près d’une demi-heure (« Yesterday », « Those were the days », « Love is blue », etc.) ! Un « happy singer » plein d’énergie et à la bonne humeur communicative !

 Aéroport HCMV

Voilà, nous sommes maintenant dans l’aéroport, encore deux heures à attendre avant l’enregistrement !  

Comme le chantait ce groupe obscur venu de Liverpool : « It’s getting very near the end » ! (mais puisque « All things must past »).

Une seule certitude : « y’a une route c’est mieux que rien, sous nos semelles c’est dur et ça tient ».

 

Aéroport d’Ho Chi Minh Ville, vendredi 26 février 2010

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 17:57
 

vietnam-2 458cu chi J1Ce retour à Ho Chi Minh n’aura pas été marqué par une activité trépidante. Une petite visite de la ville, un retour dans le quartier de la poste, une virée dans la rue des marchands d’instruments de musique, voilà pour l’essentiel ! Aujourd’hui, pourtant, nous sommes sortis de notre relative torpeur pour aller visiter les tunnels de Cu Chi. Nous avons loué une dernière fois les services du Sinh Café : toujours aussi efficace ! L’endroit en lui-même est un incontournable des environs d’Ho Chi Minh. Les tunnels de Cu Chi sont ce formidable réseau édifié patiemment par les Viet côngs pour mener leur guerre clandestine contre l’occupant français puis surtout contre les américains dans ce qui était devenu entre temps le sud Vietnam. D’une guerre à l’autre les constructions étaient passées de 20 km à 250 km de réseau souterrain, véritable labyrinthe et ville souterraine… impressionnant tant ces boyaux sont étroits (alors même que nous en avons visité des tronçons légèrement élargis pour permettre le tourisme de masse !).

dedans

Au passage, nous avons retrouvé l’efficacité vietnamienne dans la visite : stands nombreux pour le shopping ou vantant l’artisanat local (alcool de riz, fabrication de galettes de riz, …). On avait oublié… pas de doute, ils sont très forts et ont tout compris… au point qu’au retour, nous avons fait une halte dans une fabrique de laque !

 

Que dire, sinon, à une journée du départ… que notre impression du Vietnam s’est modifiée depuis notre arrivée sur les lieux il y a près de 6 mois. Ho Chi Minh ville parait moins menaçante avec sa circulation pourtant toujours aussi dense, les gens plus sympathiques aussi… il faut dire que le sud du pays est moins accrocheur commercialement que dans le nord… Beaucoup de chemin parcouru sur le terrain et finalement dans nos têtes … Nous avons eu le temps de nous faire à ce mode de vie asiatique…

 nd hCMV

Pusillanimes et timorés à notre arrivée sur ce continent inconnu, nous en repartons un peu plus aguerris, l’esprit un peu plus ouvert qu’à notre arrivée. Nous sommes loin d’avoir découvert et percé tous les mystères de l’Asie et toutes les arcanes des différentes civilisations rencontrées… le barrage culturel et de la langue étant difficilement franchissable. À tout le moins avons-nous une « impression » de cette partie de l’extrême Orient. Nous ne savions pas ce qui nous attendait en arrivant. Nous en repartons – difficile d’éviter les clichés – plus riches en expériences et en souvenirs. Un visage, un paysage, une impression, un ressenti, une odeur, un sourire, un étonnement, un rire… voilà ce que chaque jour ou presque nous apportait.

Encore une petite journée avant de retrouver une autre terre avec sa peuplade sauvage : la France… dirigée par son autocrate mégalomane (mais il faut croire que ça plait) et si on a du mal à s’acclimater de nouveau, on pourra toujours aller, les jours de nostalgie, se promener dans le XIIIe avec dans le baladeur un Cd de Richard Clayderman !

 

Ho Chi Minh, le jeudi 25 février 2010 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 03:39
Plaque.jpgAujourd’hui nous nous apprêtons à faire notre dernier grand voyage en autocar pour rallier la capitale Vietnamienne depuis Phnom Penh. Nous finissons avec 6 heures de trajet. Après un passage de frontière un peu long du fait d’une organisation assez étrange, nous revoilà an Vietnam que nous avions quitté cinq mois plus tôt pour le Laos. Arrivés à Ho Chi Minh, nous sommes surpris par la circulation presque paisible. L’explication en est simple : les vietnamiens sont encore en pleines festivités du Têt et la plupart des magasins ont tirés leur rideau de fer. Voilà un premier changement de taille. Le second réside dans le climat. Nous ne sommes plus en période de pluie et c’est sous le soleil que nous retrouvons l’ancienne Saïgon. Par chance le bus s’arrête à deux pas du quartier routard.

passage-de-frontiere.jpg
Nous finissons par prendre nos quartiers dans le Red Sun Inn. L’endroit est propre et calme, avec un WI-FI digne de ce nom. Le prix n’est pas donné (14$) mais nous sommes dans la haute saison touristique et le choix est réduit car la plupart des hôtels sont complets. Ce soir nous avons rendez-vous avec Katty – la française rencontrée à Kep – pour passer la soirée ensemble : ah ! miracle de la communication par internet !







Ho Chi Minh, le samedi 20 février 2010
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 03:42
Sac-delon.jpgAprès un trajet en bus sans histoire (sauf qu’il fut sonorisé par deux gamins français qui hurlèrent pendant près de deux heures sous le regard admiratif de leurs parents) nous revoilà à Phnom Penh. Nous retournons au Burly Guesthouse attendu qu’il présente l’avantage de n’être pas complet. Le lendemain sur les conseils de Pyerrot – avec qui nous avons passé la soirée d’hier – nous partons visiter l’école de l’association Pour un Sourire d’Enfant située à l’autre bout de la ville. Ici changement de décor par rapport à la petite structure de Kep. C’est gigantesque et parfaitement organisé. L’asso recueille les enfants les plus pauvres de Phnom Penh et ses environs et les conduit de la maternelle jusqu’à l’université (ou une qualification professionnelle). Impressionnant !

asso-pse.jpg

Au retour, nous faisons un crochet par le fameux stade Olympique (ce doit être là que De Gaulle prononça son fameux discours de Phnom Penh le 1er septembre 1966) qui a subi les outrages du temps.

stade.jpg

Une dernière soirée au Cambodge autour d’une bière avec Pyerrot et demain nous partons pour Ho Chi Minh.

 

Phnom Penh, vendredi 19 février 2010

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 06:09

pancarte.jpgEn ce lundi matin, nous prenons le bus à 7h30 en direction de Kep, ancienne station balnéaire abandonnée à son triste sort depuis les événements des années 70. Nous y avons rendez-vous à « L’école de français », jeune association ayant pour vocation d’enseigner gratuitement notre langue aux enfants et adultes de la petite ville. C’est en fin de matinée, et sous un soleil écrasant que nous y parvenons. Nous grimpons dans un tuk-tuk, et sans perdre de temps, déposons nos sacs dans l’une des chambres à 12 $ (négociée à 10 mais cher pour les prestations offertes…) de la Rega Guesthouse, repaire de francophones bourgeois, autant dire que nous n’aimons pas mais c’est le seul hôtel à proximité de l’école !

Désirant trouver cette dernière avant midi, nous partons à sa recherche. Pas simple, car ici pas de panneau, la route n’est en fait qu’un large chemin de terre très poussiéreux où l’on ne croise que des vaches faméliques. Cependant, au bout d’un petit moment un drapeau français se dresse devant nous au loin, c’est elle ! L’école est fermée et c’est au « caméléon », maison de vie des professeurs qu’il nous est demandé sur une pancarte de nous rendre.

ecole-large.jpg

 Au « Caméléon », maison en bois proche de la mer, ouverte à tous, nous pénétrons dans ce qui nous semble être un « bar ». En fait, la maison des profs, se compose d’un bar (qui permet aux gens de passage de prendre un verre, de discuter, tout en contribuant un peu financièrement aux bénéfices de l’association), d’un espace de vie (assez réduit) où les 7 membres de l’association mangent et d’un étage, ouvert sur l’extérieur (il n’y a pas de mur seulement un toit), consacré au couchage.

Là, nous faisons connaissance avec Alexandra, étudiante venue faire un stage d’un an en qualité de chargé de projet, de Manu, ancien documentaliste parisien, expatrié depuis plus de deux ans à Kep, en charge des cours dispensés aux grands et enfin de Sok, un jeune franco-khmer, directeur de l’école et à l’origine du projet.

Très vite en parlant avec eux, nous comprenons que ces prochains jours, l’école tournera au ralenti pour ne pas dire plus à cause du nouvel An chinois. Nous passons la journée avec eux, à parler de leur projet, des enfants dont ils s’occupent, de leur technique d’apprentissage, des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, de leur projet et de la vie au Cambodge plus généralement. Nous rencontrons Pyerrot, qui, comme nous, est venu proposer ses services pour quelques jours : l’occasion d’apprendre aux enfants à monter et jouer un petit spectacle, et Cathy, voyageuse au long cours, de passage à Kep.

 Nous allons tous ensemble visiter l’école, bâtiment en bois, composé d’une salle de classe, d’une petite pièce destinée à héberger les quelques jeux des enfants et d’un grenier. Dehors, un petit potager, un terrain de volley, un terrain de pétanque. Nous demeurons étonnés de ne pas y voir de marelle dessinée au sol, de bac à sable ou de balançoire. Mais il est vrai que les enfants ici ne sont pas des enfants très longtemps et qu’ils vivent et travaillent comme des adultes dès qu’ils savent marcher… Nous croisons un artiste peintre cambodgien venu lui aussi bénévolement quelques temps pour peindre des fresques colorées sur les murets de ciment de l’allée centrale.

fresque.jpg

Le soir venu, nous laissons ce petit monde tranquille, en se donnant rendez-vous le lendemain matin pour assister au cours de 9 heures. Nous dinons dans une gargote locale où le petit fils de la patronne, un élève ingénieur venu la voir pour les fêtes, nous permettra de passer un très agréable moment en discutant avec nous dans un anglais parfait !

 écoel2

Après une bonne nuit de sommeil, c’est à l’heure que nous franchissons les grilles de l’école. Pas d’élèves en vue, mais ici les enfants n’ont pas de montre et arrivent au compte goute sur près d’une demi heure ! C’est donc sept gamins, âgés de 8 à 12 ans qui s’aligneront sur les chaises d’écolier. Nous, nous nous postons en retrait, et écoutons avec curiosité et admiration ces mômes épeler les mots et se précipiter pendant plus d’une heure pour répondre aux questions de Sok ! Pas un ne bouge, tous sont attentifs ! Ces gosses viennent ici de leur propre chef,  en plus de leurs heures de cours dans l’école publique, bien souvent sans le soutien de leur famille : c’est impressionnant !

 volley

Une fois les cours donnés, les enfants s’échappent dans la cour et deux d’entre eux entament une partie de volley, nous nous joignons à eux ! L’un de nos adversaire, est un « gamin des rues » d’une dizaine d’année, qui n’est pas scolarisé, qui vient ici, s’assoit, regarde et repart. Aujourd’hui, pourtant, il semble heureux de nous montrer ses talents de volleyeur. En partant il nous gratifiera de tonitruants « Au revoir » !

Après déjeuner, la chaleur est accablante et les élèves ne sont pas là ! Pyerrot est avec nous car il espérait donner sa première intervention : raté !

petanque

Dans l’espoir de voir arrivé du monde, nous restons tous à l’école et démarrons une partie de pétanque, durant laquelle deux petites villageoises viendront nous prêter main forte ! Nous enchaînons par une partie de volley disputée contre trois locaux, pendant laquelle il nous a bien fallu admettre que nous n’étions pas terribles !

 ecole

La journée passe ainsi, et l’expérience nous a prouvé que notre présence ici n’apporte pas grand-chose aux enfants. Ils sont « sauvages » et ce n’est pas en quelques jours, que nous pourrons les apprivoiser, d’autant que la fête du Têt ne nous y aide pas ! Alors nous décidons, suivi de Pyerrot, de ne pas rester plus longtemps. Ce dernier a un autre contact à Phnom Penh, avec une association venant également en aide aux enfants des rues et nous propose de partir visiter cet établissement avec lui : enthousiastes, nous lui disons ok !

devant-ecole.jpg

L’association « Une école pour tous » est une jeune association qui n’a pas eu le temps de se structurer. Mais le courage, la volonté, et le dévouement de Sok est à saluer. C’est un travail de longue haleine que de vouloir éduquer des enfants et des adultes dans un pays où tout est fait pour que le peuple reste ignare. Mais n’est ce pas le propre d’une dictature ? Seul ou presque, il doit se battre contre la corruption et  les préjugés. Enfin et surtout, félicitons ces enfants qui nous donnent une vraie leçon de vie et de courage

 

Kep, mardi 16 février 2010

Si vous souhaitez soutenir l'association ou obtenir de plus amples renseignements, nous vous mettons le lien vers le site : 

http://ecolepourtousaucambodge.org

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 05:57

 

ADPerdus dans notre lieu de perdition, nous voulions aller voir comment était le centre ville, dans l’espoir de découvrir peut-être une mignonne petite station balnéaire. Eh bien, raté ! Il s’est avéré que Sihanoukville est semblable a beaucoup de villes d’Asie : tout à fait quelconque ! En poussant jusqu’à la gare routière, nous avons fait une halte au marché, toujours le lieu le plus animé de la ville. L’endroit était en pleine effervescence avec l’arrivée à grand pas du nouvel an chinois. Après cette visite peu convaincante, nous sommes repartis vers notre hôtel et notre plage.

cocotierLe lendemain c’était le nouvel an chinois. Ce n’est pourtant pas le nouvel an khmer, mais il y a dans le pays une forte minorité vietnamienne et chinoise donc les Cambodgiens profitent de l’aubaine pour faire eux aussi la fête. Les gens ont alors des gestes étonnants. Au restaurant où nous nous rendions midi et soir, la restauratrice nous a proposé de goûter des spécialités chinoises et nous a offert le repas. Le soir en réglant notre note, l’hôtelière a décroché une des petites pochettes de couleur vive accrochée à un petit arbuste d’intérieur (une sorte de sapin de noël local) et nous en a fait cadeau. Plus tard, en ouvrant la pochette, nous avons constaté quelle contenait de l’argent (500 riels) ! La journée fut ponctuée de nombreux bruits de pétards… et par un feu d’artifice tiré depuis le port. Une ambiance de fête, quoi !

 sihanouk

Lundi, levé 6h00. À peine sorti, nous partons en quête d’un Tuk-Tuk, toujours si nombreux d’habitude et prompts à nous démarcher. Ce matin, bien entendu, pas un seul à l’horizon. Par chance, nous parviendrons finalement à en trouver un qui passait déposer des touristes. À la gare routière nous prenons nos tickets au guichet d’une des compagnies privées (8 $ par personne au lieu des 12 proposées par les guesthouses ce qui, même en incluant la course du tuk tuk à 2,5 $, nous permet d’économiser plus de 5 $). Le bus est de bonne qualité et le voyage sans histoire. Deux heures et demi plus tard, nous voilà devant la plage de Kep.

 dentiste pharma

Kep, le 15 février 2010

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 14:04

Aujourd’hui, le programme est simple : Plage et baignade dans la mer du Golfe de Siam !

Levés de bonne heure, nous prenons notre petit déjeuner face à la mer, dans un calme qui contraste avec le brouhaha d’hier soir en ville.  Nous avalons notre café cambodgien au goût assez surprenant mais auquel on s’habitue !

Première mission de la journée : retourner visiter l’hôtel repéré la veille : le Sunset Garden Inn. La visite est concluante : pour 8 $ nous avons une chambre spacieuse avec salle de bains et  un balcon donnant sur la mer. Nous y transportons nos sacs à dos dix minutes après notre passage…

 

Deuxième mission : la plage. Le plus difficile a été de trouver un pin suffisamment bien planté pour nous faire de l’ombre mais pas trop ! Une fois les serviettes posées sur le sable blanc, nous allons nous baigner dans la mer chaude. Une fois cet exercice accompli, nous nous sommes amusés à regarder les gens sur la plage : des vieux messieurs bedonnants accompagnés de très jeunes filles cambodgiennes, des types sortis d’on ne sait où et venus étrenner leur nouveau string (on vous met une photo mesdames !)…


stringSihanoukville est une ville très étendue et divisée en différents quartiers. Nous, nous avons atterris à Victoria Hill. Nous n’irons pas voir le reste… Ici, c’est un petit Pattaya au stade artisanal puisqu’il se résume à deux rues. On y trouve un nombre très importants de vieux messieurs occidentaux venus goûter aux charmes de l’extrême Orient et comme nous le disions hier, les conducteurs de tuk tuk se sont transformés en dealers et la supérette du coin a un rayon préservatif tout à fait disproportionné par rapport au reste (pas les préservatifs, le rayon) !

 


plage

Voilà ce spectacle est un peu tristounet, surtout le soir… Sinon, on peut profiter de la plage sans être dérangé par le monde (à se demander d’ailleurs où vont les gens dans la journée).

Tout ça pour dire, que l’endroit est en train de se transformer et que nous serions assez curieux de savoir comment tout cela finira…

luximy

Sinon, pour le moment, toujours pas très enthousiasmé par ce pays qui est dans un processus de « vietnamisation » avancé. Peu de contact avec la population locale, amabilité cambodgienne à géométrie très variable, sentiment perpétuel de se faire tordre en prime sans le sourire… et une agressivité latente, notamment envers le touriste qui refuse les diverses et perpétuelles sollicitations : en 500 mètres on vous demandera dix fois si vous avez besoin d’une « motorbike », d’un « tuk tuk », de « condoms » ou si vous voulez fumer, boire, manger de la mangue, de l’ananas, donner de l’argent à des enfants, des adultes, des handicapés, etc. Le phénomène de saturation n’est jamais très loin d’autant plus que la manière n’y est pas : à peine sortis de la guesthouse, un type à 200 mètres vous hurle « Tuk tuk, sir ! ». Vous lui dites non, vous repassez devant lui deux minutes plus tard, et c’est la même histoire.

En pratiquement 6 mois de pérégrination, c’est la première fois que nous avons du mal à supporter cette sollicitation perpétuelle qui dépasse par bien des côtés celle de son voisin vietnamien. Dommage, car hormis Angkor, le pays n’offre ni les facilités touristiques, ni la diversité de paysage et de sites du pays d’Ho Chi Minh. Il semble que son salut touristique passe par une permissivité des mœurs… alors le Cambodge, futur tripot du Sud-Est Asiatique ?

 

Sihanoukville, mercredi 10 février 2010

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 08:15

gare routièreNous quittons aujourd’hui la capitale pour la station balnéaire de Sihanoukville. Le bus de transfert passe nous prendre à l’hôtel à 11heures pour nous déposer à la gare routière. Là nous ne sommes pas tous seuls ! Nous posons dans un coin nos sacs, ne sachant pas trop où se trouve notre bus qui doit partir d’ici une demi-heure. Nous questionnons les employés de la compagnie et obtenons pour seule réponse : « waiting here ! ». Nous obéissons au « waiting here ! ».

Le bus arrive en fait avec un bon quart d’heure de retard, il n’a pas vraiment fier allure, mais on en a vu d’autres ! Nous grimpons à l’intérieur et patientons le temps que le chargement des colis soit terminé…

montée busLe trajet est comme à l’accoutumé, bruyant et chaotique. Nous profitons de notre pause déjeuner pour avaler un plat local, et cette fois laissons tomber l’idée d’un ananas frais, effarés par le prix qu’en demande la jeune vendeuse ! Le voyage dure plus de quatre heures et c’est seulement en fin d’après midi que nous rentrons dans Sihanoukville. Pas d’étincelle ici non plus, la ville est similaire à bien d’autres : pas jolie, jolie !

Descendus nous sommes harcelés par des rabatteurs et des chauffeurs de tuk-tuk – on se croirait au Vietnam – et négocions une course avec l’un d’entre eux. Quand on vous parle du Vietnam ce n’est pas vain, car notre chauffeur de tuk-tuk a dû y faire ses classes : bien que nous lui ayons indiqué l’adresse de la guesthouse où nous souhaitions descendre, il nous emmène exactement à l’opposé, là où vraisemblablement sa commission sur la chambre lui est assurée ! Il se permet même de nous jouer l’étonné quand nous lui précisons que nous ne descendrons pas là puisque ce n’est pas l’endroit où nous avons démandé à être déposé ! Il finit par capituler et nous déposer à la Mealy Chenda Guesthouse, située dans le quartier de Victory Hill,  à 500 mètres de la plage du même nom.

L’endroit est propre et pour 9 $ une petite chambre avec salle de bains (eau froide) donnant sur le parking nous attend…

3 enfants

Une fois installés, comme à chaque fois, nous sortons pour prendre le pouls du quartier. Rapidement nous devons convenir que les hôtels sont pleins ! Nous en repérons cependant un à qui nous promettons de repasser le lendemain matin pour visiter une de leur chambre. Le quartier où nous sommes fourmille de prostituées (à moins que les jeunes cambodgiennes soient « très » délurées !), de revendeurs de drogue qui vous demandent avec autant de facilité si « you want tuk tuk » ou si « you want to smoke » joignant le geste à la parole en nous tendant un sachet avec quelques barrettes de cannabis !

La plage est en contrebas et il faut l’avouer, elle pourrait être fort jolie si elle n’était pas enclavée entre d’un côté le port et de l’autre la construction d’un pont ! Les cocotiers et les pins plantés sur le sable blanc confèrent aux lieux un coté vacances sous les tropiques…

Pied d'appareil

Nous croisons sur la jetée des jeunes cambodgiens amusés par notre pied rétractable d’appareil photos et qui nous demandent de leur tirer le portrait !

Nous rentrons ensuite à notre hôtel où nous profitons de la terrasse du café donnant sur la mer pour siroter une bière avant d’aller diner et nous coucher. Et pendant ce temps, la mer veille !

coucher de soleil

 

Sihanoukville, mardi 9 février 2010

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 14:42

 VagueAujourd’hui, il fait encore bien chaud et nous nous décidons tardivement à aller nous promener le long du Tonlé Sap. Finalement, l’endroit s’avère assez décevant. Hormis un embarcadère pour le bac, l’endroit présente peu d’attraits pour le promeneur, pris qu’il est entre un chantier et un bord de fleuve laissé à l’abandon. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons sur une grande place regarder la population de la capitale s’adonner à des cours de fitness en plein air avec la musique à fond et un professeur armé d’un micro dictant les mouvements à ses élèves.


BagarreÀ côté, la place s’est reconvertie en terrain de football improvisé. Deux tee shirts à terre et ce sont les buts. Nous regardons ces jeunes adultes se lancer à la poursuite de cette balle de rotin qui remplace le ballon en cuir, la plupart portant des maillots d’équipes occidentales (Barcelone, Chelsea et même un avec celui de l’équipe de France). Tout à coup les esprits s’échauffent et pour une raison que nous ignorons deux joueurs commencent à se battre suivi de quelques autres.  Soudain, un des footballeurs sort un flingue et menace un des deux belligérants… Un peu sonnés, le temps de réaliser qu’il s’agit bien d’une véritable arme à feu, nous décidons courageusement de nous écarter de cette jeunesse un peu fougueuse. Autour, personne ne semble se formaliser et chacun continue sa route ou son activité comme si de rien n’était.

Bateau

Il a beau faire toujours aussi chaud et lourd, voilà qui refroidi pourtant un peu l’atmosphère et qui nous rappelle que la violence est ici omniprésente. Désormais, nous comprenons mieux l’utilité des pancartes affichées dans tous les lieux publics (hôtels ou bars par exemple) : « weapons are prohibited » comme si ça n’allait pas de soi ! Dans le hall de notre guesthouse, un pictogramme informe la clientèle que les animaux et les pistolets sont interdits de séjour.

L’omniprésence des vigiles trouve enfin son explication (impossible de faire cent mètres sans en croiser un dans la rue, gardant une habitation, ou des voitures ou des magasins – on se croirait en France).

Il semble donc que Phnom Penh ne soit pas encore guérie de sa violence qui fut un temps, parait-il, endémique. Ne jamais perdre de vue que c’est seulement  depuis 1998 que le Cambodge a retrouvé une vie presque paisible en comparaison des années noires qu’il a connues et surtout que le sport ici plus qu’ailleurs peut nuire à la santé !

 

PS : si quelqu'un connait un endroit joli et sympathique à Phnom Penh, qu'il n'hésite pas à nous l'indiquer !

 

 

Phnom Penh, le samedi 6 février 2010

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