Lundi 4 janvier 2010
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En cette fin de matinée, nous sommes fins prêts pour jouer
les aventuriers. Habillés, chaussés et imbibés de répulsifs, une barque nous emmène à l’entrée du parc et sans hésitation nous prenons la direction du Canopy Walkway. C’est le pont suspendu le
plus long du monde (du moins c’est ce que disent les brochures, on n’a pas été vérifier !), 500 mètres de cordes, de filins et de planches au-dessus des arbres. Pour y accéder, il faut
emprunter un sentier balisé à travers la jungle sur lequel nous croisons un lézard placide, des fourmis géantes et un bien drôle de scarabée ! L’humidité ambiante est saisissante et nous
empêche d’évoluer à une allure normale : on est tout de suite asphyxié !
Après plus d’une heure de marche le pont s’offre à nous (enfin
moyennant 5 ringgit par personne). Il faut reconnaître qu’il nous apparaît tout de suite moins impressionnant que prévu ! La traversée est amusante, assez spectaculaire. Sur l’une des
plateformes intermédiaire nous avons la surprise de découvrir une bête sauvage ! Elle est noire avec une longue queue et tranquillement allongée sur la rambarde. Le photographe au prix d’une
patiente approche discrète est à moins d’un mètre de la bête et s’apprête à faire « le » cliché à faire pâlir d’envie n’importe quel magazine de voyages. C’est au moment d’immortaliser
l’instant que l’autre élément du binôme, resté légèrement en retrait, ne trouve pas de meilleur moment pour se prendre les pieds dans une planche… la bête affolée passe devant nous à vive allure,
on aperçoit son pelage noir et jaune… et au loin les randonneurs perçurent la plainte déchirante de l’apprenti photographe !
Si quelqu'un sait ce que c'est, qu'il n'hésite pas à nous le dire !
Une fois descendu, nous prenons la direction du Bukit Terisek vers lequel le sentier grimpe. Le site, situé en haut de la colline du même nom offre une vue
plongeante sur le parc naturel et le Gung Tahan (le sommet le plus haut de Malaisie). Là nous ferons une halte pour reprendre notre souffle et admirer le paysage à couper le souffle (ce qui nous
oblige à nous reposer encore et ainsi de suite…). Non contents d’être venus jusque-là après 4 heures de marche, nous poursuivons en nous enfonçant dans la forêt. Le chemin emprunté est abrupte et
parfois difficile, ça glisse, ça grimpe ça gadouille ! Un panneau finira par nous indiquer la route à suivre et nous fera surtout prendre conscience que dans la jungle on avance bien
doucement (800 m en une heure).
Au bout du compte, 7 heures de
randonnées, une bonne fatigue et la surprise en délaçant nos chaussures de découvrir que les sangsues se sont occupées de nous. Nous les retrouvons gorgées de sang et repues sur nos chevilles.
L’anticoagulant qu’elles injectent au moment de la piqure (indolore) est puissant car il faudra près d’une heure pour qu’un caillot finisse par se former.
Après une bonne douche froide (on est des aventuriers, non ?) nous nous sommes offerts un coca et sommes allés diner sur un restaurant flottant (pas compliqué
tous les restaurants sont flottants et il s’agit de petites gargotes vraiment sans prétention).
Sangsue (juste au-dessus de la chaussure)
Qu’avons-nous fait pour le réveillon ? Nous sommes retournés dans la jungle en pleine nuit avec nos p’tites lampes de poche pour observer dans un Hide pas très
loin de l’entrée du parc les animaux et écouter les bruits nocturnes de la jungle. Nous avons eu la chance de pouvoir observer de loin, quatre ou cinq daims (ou biches, enfin un truc dans le
genre car on n’y voyait pas très bien, enfin c’était ni des éléphants, ni des tigres…).
Une façon somme toute originale de fêter la fin de l’année !
Taman Negara, le jeudi 31 décembre 2009
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