Mercredi 20 janvier 2010
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Aujourd’hui, pas de guide ni de voiture particulière, c’est en bus public que nous nous rendrons au Lac volcanique de Maninjau, curiosité touristique située à une
quarantaine de kilomètres de Bukittinggi.

Armés du nom de la compagnie de bus qui dessert cette charmante bourgade (Harmony), nous prenons un taxi collectif « rouge » pour
rallier la gare routière. Le taxi « tuné » est équipé de manière à pouvoir, à lui seul, assurer la musique d’une boîte de nuit tropézienne !
Les pilotes sont généralement jeunes, se connaissent visiblement tous, se chambrent mutuellement, se klaxonnent, s’interpellent, se font la course… Leurs véhicules rabaissés sont entièrement
customisés : gros boomer à l’arrière, mini-ampli, écran LCD collé au pare-brise avec le nom des chansons qui s’affichent, musique techno envahissante (des sortes de mini-rave parties
ambulantes).
Déposés à la gare routière, nous
montons dans notre bus (le pire que nous ayons vu depuis le début de notre périple asiatique… c’est tout dire) : sièges déchirés, pas d’espace entre chaque rangée, possibilité de surveiller
l’usure des pneus depuis l’intérieur simplement en regardant le plancher, mélodie alarmante lors des freinages… et pourtant ça roule et ça ne mollira pas quand il s’agira de s’attaquer aux 44
virages qu’il faudra emprunter pour gagner le lac. Entre temps, nous aurons eu le droit à un spectacle de qualité : un type étrange et inquiétant au visage simiesque, qui est entré et est
venu planter son regard à 5 cm du notre en poussant des petits grognements et en faisant de sinistres grimaces (il est reparti après avoir passé ainsi en revue tous les occupants du bus), deux
guitaristes au talent surprenant, des vendeurs de cacahuètes, un harmoniciste… ce n’était plus un bus mais une scène de music-hall… manquait plus que les cracheurs de feu et les dompteurs…
Arrivés dans les premiers virages amorçant la descente vers le lac, s’offre au passager une vision magnifique du lac. Ce sera d’ailleurs le meilleur endroit pour
l’observer, car arrivés à destination, le village fait pâle figure et la route pour se promener le long du lac est aussi déserte que le tunnel sous Fourvière un week-end du 15 août… Pas très
intéressant, d’autant plus qu’une fois sur les bords du lac, la vue est écrasée par les brumes de chaleur… pas de couleur, tout est blanchâtre. Ça vaut le coup d’être vu mais pas de s’éterniser…
même pas de pédalos ou de barques pour se promener sur le lac… juste un pauvre patelin avec deux trois restaurants (plutôt chers). Le temps de déjeuner et de se balader un peu, nous reprenons le
bus en sens inverse pour un voyage toujours aussi folklorique et plein de vie.
Au retour, nous sommes allés nous renseigner sur le moyen de se rendre à Padang. Nous avons été interpelés par un homme : « Do you remember
me ? »
C’était le chauffeur lors de notre folle équipée Dumaï – Bukittinggi (avec ses arrêts au stand à répétition). Il semblait très content et très amusé de nous revoir,
alors on en a profité pour lui demander comment se rendre à notre prochaine destination. Ah ! quand on a des relations, tout s’arrange bien plus vite !
Un petit tour au marché nous a permis de retrouver les senteurs et les couleurs typiques des marchés asiatiques. Les gens sont toujours aussi accueillants et
demandent à être photographiés et prennent la pose. Notre passage n’est pas passé inaperçu, ponctué par des tonitruants :
- « Hello, where do you come from ? »
- « France »
- « Bonnejoure, comennettallévoue » (ou des « Zidane », ou des « Parisse »… ou bien souvent une autre question car d’ici la France ce
n’est pas vraiment très connu – même si les contrefaçons de produits de luxe français sont toujours aussi prisées)
- You speak indonesian ?
Et, non, malheureusement non et les échanges s’arrêtent là… avec cette frustration de ne pouvoir aller plus loin !
Les indonésiens sont vraiment, dans l’ensemble, chaleureux et prévenants.
Demain, départ pour Padang, réputée pour la qualité de ses plages !
Bukittinggi, vendredi 15 janvier 2010
Je suis un suisse en voyage a la meme que vous.. Actuelement a melaka,je me renseignait comment traverser jusqu a dumai,car je n utilise pas de routard ou compagnie, et je suis tombé sur votre blog,, j ai commence la lecture a partir de la, et je veux pas allez trop vite pour me garder le plaisir des découverte.. mais ca me fais une arrete de poissons,,, et cest chouette de vous lire.... Merci