Lundi 8 février 2010
1
08
/02
/Fév
/2010
14:42
Aujourd’hui, il fait encore
bien chaud et nous nous décidons tardivement à aller nous promener le long du Tonlé Sap. Finalement, l’endroit s’avère assez décevant. Hormis un embarcadère pour le bac, l’endroit présente peu
d’attraits pour le promeneur, pris qu’il est entre un chantier et un bord de fleuve laissé à l’abandon. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons sur une grande place regarder la population de
la capitale s’adonner à des cours de fitness en plein air avec la musique à fond et un professeur armé d’un micro dictant les mouvements à ses élèves.
À côté, la place s’est
reconvertie en terrain de football improvisé. Deux tee shirts à terre et ce sont les buts. Nous regardons ces jeunes adultes se lancer à la poursuite de cette balle de rotin qui remplace le
ballon en cuir, la plupart portant des maillots d’équipes occidentales (Barcelone, Chelsea et même un avec celui de l’équipe de France). Tout à coup les esprits s’échauffent et pour une raison
que nous ignorons deux joueurs commencent à se battre suivi de quelques autres. Soudain, un des footballeurs sort un flingue et menace un des deux belligérants… Un peu sonnés,
le temps de réaliser qu’il s’agit bien d’une véritable arme à feu, nous décidons courageusement de nous écarter de cette jeunesse un peu fougueuse. Autour, personne ne semble se formaliser et
chacun continue sa route ou son activité comme si de rien n’était.
Il a beau faire toujours aussi chaud et lourd, voilà qui refroidi pourtant un peu l’atmosphère et qui nous rappelle que la violence est ici omniprésente. Désormais,
nous comprenons mieux l’utilité des pancartes affichées dans tous les lieux publics (hôtels ou bars par exemple) : « weapons are prohibited » comme si ça n’allait pas de soi !
Dans le hall de notre guesthouse, un pictogramme informe la clientèle que les animaux et les pistolets sont interdits de séjour.
L’omniprésence des vigiles trouve enfin son explication (impossible de faire cent mètres sans en croiser un dans la rue, gardant une habitation, ou des voitures ou
des magasins – on se croirait en France).
Il semble donc que Phnom Penh ne soit pas encore guérie de sa violence qui fut un temps, parait-il, endémique. Ne jamais perdre de vue que c’est
seulement depuis 1998 que le Cambodge a retrouvé une vie presque paisible en comparaison des années noires qu’il a connues et surtout que le sport ici plus qu’ailleurs peut
nuire à la santé !
PS : si quelqu'un connait un endroit joli et sympathique à Phnom Penh, qu'il n'hésite pas à nous l'indiquer !
Phnom Penh, le samedi 6 février 2010
Derniers Commentaires