Voyage au travers de l'Asie du Sud Est (Vietnam, Laos, Thaïlande, Malaisie, Cambodge)
La circulation est une des choses marquantes ici. Elle est à l’image de la population vietnamienne d’une certaine façon : dense et en perpétuelle effervescence.
Pour un européen jamais vraiment sorti de chez lui, traverser une artère à Hô Chi Minh à l’heure de sortie des bureaux relève de l’épreuve de force. En effet, à cette heure, les rues sont envahies par les scooters, vélos, mobylettes, motos… comme si quelqu’un avait ouvert les vannes pour déverser ce flot continu. Et telle l’eau, la circulation coule sur la route mais aussi sur les trottoirs… mieux vaut être vigilant.
La ville entière retentit de coups d’avertisseurs dans un vacarme assourdissant. Et on reste paralysé et médusé devant une telle marée de cyclomotoristes. On est parti pour traverser et devant ce spectacle on se demande si c’est vraiment utile, si on a réellement besoin d’aller de l’autre côté. Après tout, ce trottoir là est très bien et finalement le marché couvert, ou la cathédrale, ou ce que vous voulez mérite-t-il qu’on risque sa vie pour aller le voir ?
Malgré tout cela, la circulation au Vietnam et notamment dans les grandes agglomérations aux heures de pointe ressemble à une chorégraphie parfaitement répétée et réglée, ou chacun se frôle, se croise, s’évite le tout sur une symphonie de klaxon. Tout cela tient du prodige, du balai millimétré asiatique, avec assez peu d’accidents au vu des risques encourus continuellement. Pas étonnant, dans ces conditions que les étrangers n’aient pas le droit de conduire. Et finalement, heureusement pour eux !